Caritas Suisse vient de publier ses "Observations sur la politique de lutte contre la pauvreté 2012". Elle se concentre sur les rapports sur la pauvreté des cantons et de la Confédération en 2010 et 2011. Caritas constate quelques progrès au plan fédéral dans la mesure ou la Confédération accepte de jouer un rôle plus actif dans la lutte contre la pauvreté. Parallèlement toutefois,la plupart des cantons sont encore loin de formuler des objectifs politiques concrets permettant de réduire la pauvreté ou d'éviter qu'elle ne s'installe.
Lundi, 14 Mai 2012 / Le principe des observations sur la politique de lutte contre la pauvreté est posé dans la Déclaration de Caritas "Pauvreté: Faisons-la disparaître!" publiée en 2010. Caritas y postule que la politique et l'économie doivent prendre quatre axes stratégiques pour lutter durablement contre la pauvreté et la prévenir: reconnaître et documenter la pauvreté; réglementer de manière contraignante et au plan fédéral l'assurance de base que représente l'aide sociale; promouvoir les entreprises sociales pour les personnes qui n'ont pas accès aux rapports de travail normaux et enfin, permettre une formation pour tous.
Pour la mise en oeuvre du premier axe stratégique, la documentation de la pauvreté, Caritas invite la Confédération et les cantons à publier régulièrement des rapports rendant compte de l'efficacité de leur politique de lutte contre la pauvreté. Dans le cadre d'une coordination transparente, la Confédération doit négocier avec les cantons des objectifs contraignants de politique de lutte contre la pauvreté et mesurer le taux de réussite à l'aide d'indicateurs.
Dans sa Déclaration, Caritas s'est également engagée à systématiser l'observation et le monitorage de la politique de la Confédération et des cantons en matière de lutte contre la pauvreté. Elle veut présenter un rapport annuel rendant compte des progrès accomplis dans différents domaines politiques -mais aussi des retours en arrière quand il y en a - en prenant particulièrement en compte les politiques de l'éducation, de la santé, du marché du travail, la politique fiscale et la politique sociale.
Cette année, les observations de Caritas en matière de politique de lutte contre la pauvreté se concentrent sur les rapports sur la pauvreté faits par les cantons et la Confédération en 2010 et en 2011. On constate que la Confédération est prête à jouer un rôle plus actif dans la politique de lutte contre la pauvreté, et qu'elle met en avant sa volonté d'appliquer sérieusement sa "Stratégie globale de la Suisse en matière de lutte contre la pauvreté". Les données à disposition en ce qui concerne la politique de lutte contre la pauvreté sont toutefois encore insuffisantes. La publication d'un rapport fédéral sur la pauvreté pourrait réunir les données nécessaires et mettre en évidence le mode d'action de la stratégie fédérale.
La plupart des cantons sont encore loin du compte
Il en va de même pour les cantons: quatre cantons ont publié leur rapport sur la pauvreté, trois cantons présentent des rapports qui font une approche de la question, cinq cantons préparent un rapport sur la pauvreté et dans deux autres cantons, une interpellation parlementaire demande qu'un tel rapport soit publié. À l'exception du rapport du canton de Berne, aucun des rapports publiés ne présente d'objectifs mesurables de lutte contre la pauvreté. C'est pourtant là une condition nécessaire pour poser des mesures stratégiques, mettre en évidence les succès et amener les acteurs politiques à prendre les choses en main.
Les observations 2012 de Caritas sur la politique de lutte contre la pauvreté, "Lutter contre la pauvreté en Suisse. Un aperçu du rapport sur la pauvreté au plan national et cantonal" sont disponibles sur le site: www.caritas-pauvrete.ch.
Pour plus d'informations: Odilo Noti, responsable de la Communication, Tél : 079 / 686 87 43.

Un lieu de consultation et de soutien pour les couples et les familles
Lundi, 14 Mai 2012 / En 2011 ce sont 250 personnes qui se sont adressées au Service de consultation conjugale et familiale. Au total, 145 situations ont été prises en charge par le service.
La majorité des couples ayant consulté en 2011 avaient moins de 10 ans de mariage ou de vie commune. Leur âge se situe entre 30 et 45 ans et la majorité ont des enfants.
Lors d'événements difficiles ou de passages critiques, de décisions à prendre, la consultation conjugale offre un lieu de parole, un espace de questionnement et de réflexion, où il est possible de dire, de s'écouter, de chercher ensemble une relation plus satisfaisante ou de mûrir une éventuelle séparation.
Les symptômes le plus souvent évoqués en consultation conjugale sont le manque de dialogue, les situations conflictuelles, la mésentente sexuelle, l'infidélité, le devenir du couple quand l'enfant paraît, les conflits avec les enfants et les familles d'origine, la maladie d'un conjoint ou d'un enfant, des questions de violence conjugale ou familiale, des questions de séparation.
Depuis le 16 janvier 2012 le Service de consultation conjugale a été intégré dans la structure de Caritas Jura. Les trois conseillers conjugaux, Heidi Rihs, Carine Donzé et Adriano Angiolini, consultent désormais dans le Département Consultation et Soutien de Caritas Jura.
Les consultations continuent d'être proposées à Delémont, Porrentruy, Saignelégier et Tavannes. A Delémont, Porrentruy et à Saignelégier les consultations se déroulent désormais dans les locaux de Caritas Jura.
Les entretiens ont lieu sur rendez-vous au nouveau numéro 032 421 35 80.

Mgr Felix Gmür a fait salle comble jeudi 3 mai 2012 au Centre Saint-François à Delémont. Invité par le Service de Formation d´Adultes (SFA), l´évêque de Bâle s´est confié durant plus d´une heure sur son parcours et ses convictions.

Lundi, 14 Mai 2012 / "L´art le plus beau, c´est celui de la Création de l´Homme. Un ami m´a dit, tu as été nommé évêque parce que tu aimes les gens. C´est vrai, j´aime beaucoup les gens, chacun et chacune dans leur diversité. J´aime les hommes qui sont beaux et les femmes qui sont belles, comme on en voit parfois sur les prospectus, mais j´aime surtout tous les autres car je vois de la beauté dans chacun d´eux." Au Centre Saint-François à Delémont, Mgr Felix Gmür s´est lancé dans un long monologue improvisé, comme il l´avait déjà fait en janvier à l´aula du Collège Saint-Charles à Porrentruy. Invité par le Service de Formation d´Adultes (SFA), l´évêque du diocèse de Bâle s´est confié sur son parcours, sa vocation et sa vision du monde avec une aisance qui a séduit les cent-vingt personnes venues l´écouter.
"Etre authentique est un défi. Si vous êtes authentique et vrai, ça peut-être dangereux, car vous dévoilez d´une certaine manière ce qui vous habite. Vous vous extériorisez. Je suis un homme spontané, trop authentique parfois, et si l´on me critique pour cela, je me dis, peut-être pour me soulager, que c´est Dieu qui s´extériorise. Dieu s´est extériorisé jusqu´au bout avec l´incarnation de son Fils Jésus Christ."
Pour passer d´un thème à l´autre, Mgr Felix Gmür se contentera de jeter un oeil dans le programme du SFA dans lequel cette rencontre était présentée comme une soirée genre "au coin du feu". Ce fascicule précisait que l´évêque aurait l´occasion de dire ce qu´il croit, ce qui le fait se lever le matin ("le réveil !" dira-t-il sur le ton de la plaisanterie), d´où lui vient l´énergie qui l´habite et de se confier sur sa vision du monde.
"Un monde parfait, c´est quand ce que Dieu veut est identique à ce que je veux. Et là, il y a beaucoup de pièges. C´est dans ma devise épiscopale : ´Comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur´ voir les pièges et ne pas tomber dedans."
Un évêque non-conformiste
Au terme de son exposé d´une heure, l´évêque invite le public à s´exprimer. Ainsi, quand on lui demande si le Vatican ne serait pas rétrograde, Mgr Felix Gmür répond, "je n´ai pas l´impression que ça recule, mais plutôt que Benoît XVI veut consolider les acquis. Et cela me convient."
Un spectateur, apparemment admiratif, s´interroge: "Vous apparaissez comme un évêque non conformiste. Est-ce que vous avez déjà eu des problèmes avec ceux qui vous ont nommé ?" Mgr Gmür répond en souriant: "Non, je n´ai pas eu de problèmes. C´est le Saint-Père qui m´a nommé. Je l´ai rencontré une seule fois, juste pour lui serrer la main et il savait quel âge j´avais, où j´avais étudié, que j´étais le successeur de Mgr Kurt Koch et que j´avais un diocèse très diversifié et donc pas facile. Il a ajouté, ce n´est pas une situation confortable. Ce à quoi j´ai répondu que c´était justement ce qui était passionnant."
apic/Pascal Tissier SIC

Opérations opaques, évasion fiscale, non-respect des droits de l’homme et de
l’environnement : un an après son entrée en bourse, Glencore, le géant suisse des matières
premières, doit faire face à un nombre croissant de critiques. Aujourd’hui, lors de la première assemblée générale, les organisations non gouvernementales (ONG) ont appelé à plus de transparence ainsi qu’à un engagement de la sphère politique suisse, en faveur d’une meilleure régulation du secteur à haut risque des matières premières.
Lundi, 14 Mai 2012 / A l'occasion de cette première assemblée générale du groupe spécialisé dans les matières premières, et dont le siège est à Zoug, l'ONG Global Witness a publié le résultat de ses recherches sur les activités de Glencore, en République Démocratique du Congo. Elles montrent un système complexe d'opérations opaques, conclues en premier lieu avec des sociétés appartenant à l'Israélien Dan Gertler, lequel est un intime du président Kabila. Le gouvernement congolais aurait ainsi vendu des licences pour l'exploitation de mines de cuivre et de cobalt, pour un montant bien inférieur au cours du marché, dont une partie d'entre elles au profit de l'intermédiaire Gertler. Ces méthodes, entachées de corruption, signifieraient pour la population locale un manque à gagner supérieur à cinq milliards de dollars.
Glencore, dont le chiffre d'affaires de 186 milliards de dollars en fait le deuxième groupe suisse, est certes coté aux bourses de Londres et de Hong-Kong depuis un an. Pourtant, le rapport d'activités contient très peu de détails sur ces opérations douteuses, de même que les informations sont minces, concernant les accusations rendues récemment publiques selon lesquelles Glencore ne respecterait pas les normes légales de conditions de travail, et achèterait à des intermédiaires au Congo, des matières premières extraites par des enfants. En outre, ses activités minières seraient la cause de la pollution massive de la rivière Luilu.
Par contre, en Colombie, où Glencore exploite des mines de charbon, le groupe a dû s'acquitter d'une amende en janvier 2012, car il n'avait pas déclaré sa majorité en capital dans plusieurs filiales. La Courdes comptes du pays est d'ailleurs en train d'examiner les licences minières de Glencore, en vue de déterminer si la Colombie a été lésée. La publication des taxes et impôts versés aux pays producteurs viendra apporter un peu de lumière dans ce monde opaque, comme le prévoient de nouvelles lois aux USA et en UE.
Glencore ne doit qu'à une stratégie commerciale à risques, le fait que des révélations désastreuses le concernant, fassent régulièrement les gros titres. Ainsi, en 2011, 70 % en valeur de ses sites de production se trouvaient au Congo, en Colombie, au Kazakhstan ou en Guinée équatoriale, soit dans des régions minées par des conflits ou la corruption. Alexander Karrer, du Secrétariat d'Etat aux questions financières internationales (SFI), soulignait récemment lors du " Global Commodities Summit " à Lausanne que, dans le secteur des matières premières, il était de la responsabilité et de l'Etat et des firmes, de minimiser les risques écologiques et sociaux. Outre les firmes telles que Glencore, c'est donc aussi la sphère politique suisse qui doit s'engager en formulant des normes de prévention et de transparence, qui soient contraignantes pour le secteur, comme le revendique la campagne Droit sans frontières menée par une cinquantaine d'ONG.
Pour de plus amples informations :
- Lorenz Kummer, Swissaid: 079 307 25 92; l.kummer(at)swissaid.ch
- Oliver Classen, Déclaration de Berne: 076 334 42 25; oliver.classen(at)evb.ch
- Stephan Suhner, GT Suisse-Colombie: 079 409 10 12; fachstelle.bern(at)askonline.ch
- Chantal Peyer, Pain pour le prochain: 079 759 39 30; peyer(at)bfa-ppp.ch
- François Mercier, Action de Carême: 041 227 59 79; mercier(at)fastenopfer.ch

Le député bernois Adrian Wüthrich a déposé une motion au Grand Conseil pour que les salaires des pasteurs, prêtres et autres agents pastoraux soient versés via les impôts paroissiaux, annonce le quotidien "Bund" le 2 mai. Actuellement les postes pastoraux des Eglises reconnues et de quelques rabbins sont payés par le canton.
Lundi, 07 Mai 2012 / Adrian Wüthrich souligne qu´il est membre de l´Eglise réformée et tient à le rester. Mais du fait que le canton paie les salaires pastoraux, qui représentent 75 millions de francs au budget 2012, les Eglises n´ont aucune stimulation pour repenser leurs structures.
Ce rapport entre Eglises et Etat remonte selon le "Bund" à 1804. A cette époque, le canton avait repris les biens des Eglise mais s´était engagé en contrepartie à verser les salaires des prêtres et des pasteurs. Une reprise de ces rétributions par les paroisses entraînerait une situation nouvelle et un changement de convention.
Les Eglises cantonales sont maintenant invitées à prendre position sur ce projet, après quoi le Conseil d´Etat présentera un rapport sur la question au Grand Conseil.
Le fait que le canton rétribue les postes pastoraux signifie que les non membres des Eglises cantonales y contribuent à travers leurs impôts. Récemment, le Tribunal fédéral avait approuvé un jugement du Tribunal administratif bernois contre une athée qui exigeait que la part de ses impôts dévolue au culte et aux organisations ecclésiales (0,813%) soit déduite de son décompte fiscal.
apic/bund/pem/bb

Ursula Muther, administratrice de l´Eglise nationale catholique romaine du canton de Berne, remettra son mandat à fin juin 2012, après douze ans de service, indique le bulletin d´information de la Conférence centrale catholique romaine de Suisse (RKZ).
Lundi, 30 Avril 2012 / Dès le 1er août, Ursula Muther dirigera le Foyer d´éducation de Prêles dans le Jura bernois. Cet établissement accueille une septantaine de jeunes en difficulté, condamnés par la justice des mineurs à des mesures de rééducation.
apic/rkz/mp

Mardi, 17 Avril 2012 / Les travaux de l'accès par ascenseur ont commencé à la chapelle du Vorbourg.
Ils entraînent des changements dans l'horaire des messes :
En semaine la messe est à 18 h, à l'exception du samedi où elle a lieu à 8 h 30.
Le dimanche et les jours fériés officiels, elle est célébrée à 9 h 30.
Cet horaire sera maintenu jusqu'aux fêtes du Vorbourg en septembre.
Les pèlerins et visiteurs sont invités à la prudence, rappelle le Père Dominique Stolz, gardien de la chapelle.
sic

L´Année de la foi voulue par Benoît XVI à compter d´octobre 2012 pourrait répondre à "l´infécondité de l´évangélisation actuelle" estiment les des membres du Secrétariat général du Synode des évêques. Réunis à Rome pour la préparation du Synode consacré à la nouvelle évangélisation qui aura lieu du 7 au 28 octobre 2012, les prélats ont discuté notamment de la crise de la foi.
Lundi, 05 Mars 2012 / Selon un communiqué publié le 27 février, il a été question de la "crise de la foi" et des destinataires de la nouvelle évangélisation. Parmi les points abordés par cette assemblée de cardinaux et d´évêques de la curie et du monde entier figure "l´infécondité de l´évangélisation actuelle". Celle-ci, ont noté les participants, est liée notamment à certaines influences de la culture actuelle qui rendent particulièrement difficile la transmission de la foi et représentent en même temps un défi pour les chrétiens et pour l´Eglise. Les participants ont souligné que l´Année de la foi, voulue par le pape du 11 octobre 2012 au 24 novembre 2013, serait "une occasion propice pour approfondir le don de la foi reçu du Seigneur, pour le vivre et l´approfondir".
Le premier lieu de la transmission de la foi reste la famille, où la foi est communiquée aux jeunes, rapporte également le communiqué. L´oeuvre irremplaçable de la famille se poursuit par la catéchèse assurée dans les institutions ecclésiales, avant tout à travers la liturgie mais aussi grâce aux missions paroissiales, aux mouvements et communautés ecclésiales et à la piété populaire.
apic/imedia/mm/mp
