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Aventure humanitaire dans l'Himalaya

Corine Estoppey, 31 ans, est accompagnatrice en moyenne montagne. Les randonnées, les itinéraires, les efforts, elle connaît. Mais, si la jeune femme se rend au Népal cet automne, ce n'est pas pour gravir les cimes mais pour effectuer bénévolement des travaux agricoles et dispenser des cours d'anglais à la population locale.

Corine Estoppey / Chr. Elmer
Corine Estoppey / Chr. Elmer

Mercredi, 17 Août 2011 / Un lumineux sourire, un sac à dos, de l'enthousiasme à revendre: Corine! Et pas avec deux "n". Tout simplement: Corine. Sa maman, vous la connaissez sans doute, c'est Danielle Estoppey, secrétaire à Christ-Roi. Mais revenons à la jeune femme qui partira au Népal du 1er octobre au 12 décembre 2011.

Corine, pourquoi le Népal?
Pour y travailler bénévolement dans une ferme biodynamique, au sein d'une association népalaise qui soutient notamment des projets lancés par des femmes. Sur Internet – je le signale à tous ceux qui seraient intéressés - il y a un site qui propose de nombreuses possibilités d'engagement bénévole dans le monde. (www.workaway.com). Au Népal, je serai dans un petit village à côté du Chitwan, dans la région au sud de Katmandou. Ce sont les régions basses du Népal. J'ai demandé à cette association d'être la seule étrangère au village. Ainsi je pourrai vraiment m'immerger dans la culture locale. Je suis d'ailleurs en train d'apprendre les bases du népalais… et de déchiffrer leur écriture. Ce n'est pas du tout évident! (rires). Et puis, en plus des travaux à la ferme, je pourrai donner des cours d'anglais à la population du village.

Vous allez travailler dans une ferme. Avez-vous des notions d'agriculture?
Non. Mais je vais apprendre. On se débrouillera pour communiquer et s'expliquer. J'ignore encore le programme détaillé de mes tâches là-bas, mais je sais qu'il s'agira de prêter main forte dans une ferme. Je me réjouis d'avoir à me confronter à une autre culture, de découvrir les Népalais, qui ont la réputation d'être très aimables, et d'apprendre à travailler dans un autre domaine que le mien. A mon arrivée, en octobre, je passerai quelques jours à Katmandou pour une sorte d'écolage durant lequel on nous donnera des infos de base sur la culture népalaise, ce qui se fait et ce qui ne se fait pas.

Est-ce votre première expérience du genre?
En tant que bénévole, oui. Sinon, je suis déjà allée en Turquie – mais c'était du tourisme - dans un endroit où les gens ne parlaient que le turc, et ça s'est très bien passé. Avec de la bonne volonté et un peu de créativité, on arrive très bien à se faire comprendre. L'année dernière, je suis allée à St-Jacques de Compostelle, en partant des Pyrénées. Je me suis rendu compte qu'il y a plein de choses que j'aimerais faire et, la question qui se pose, c'est toujours: "est-ce que je vais retourner dans un endroit que j'ai beaucoup apprécié ou est-ce que je tente du neuf?"

Avez-vous quelques craintes à vous lancer dans une telle entreprise?
Non. J'ai déjà plusieurs fois voyagé seule. Je reste positive et confiante. Le Népal est fascinant et j'ai envie de voir l'Himalaya. Mais, plus que tout, j'aime être à l'extérieur et marcher. L'idée d'organiser un jour des trekkings au Népal me trotte dans la tête… Je verrai bien sur place s'il y aurait quelques possibilités, pour plus tard. Pour l'instant, je vais me consacrer à mon travail bénévole au village. Le premier mois de mon séjour, je travaillerai dans cette ferme biodynamique. Ensuite, je ferai un peu de tourisme. Mon ami, qui est guide de haute montagne, me rejoindra.

Qu'espérez-vous apporter aux gens de ce village au Népal?
Il m'est difficile de dire ce que je vais leur apporter. J'ai plutôt l'impression que c'est moi qui vais en "profiter"; que ce sont eux qui vont m'apporter quelque chose, m'enrichir de leur façon de vivre et de leur savoir-faire.

Etes-vous partante pour une autre interview à votre retour du Népal, pour nous communiquer vos impressions?
Bien sûr. On pourra faire ça… entre janvier et février, le temps que je rentre, que je me réacclimate et que les Fêtes soient derrière.

Vous avez reçu des boîtes de crayons de la maison Caran d'Ache, que vous remettrez aux écoliers népalais. De quoi avez-vous encore besoin?
Il me faudrait encore du matériel scolaire tel que gommes, taille-crayons, règles, ciseaux, cahiers… Et on aimerait aussi avoir des habits pour bébés et enfants. Si quelqu'un a ce genre de matériel à me donner, j'en serais ravie. On peut m'atteindre au 077 412 12 13. Ou me contacter par courriel: voyagenature(at)hotmail.com    

Propos recueillis par Christiane Elmer