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8e centenaire de la cathédrale de Reims

(Apic) Jusqu´en octobre prochain, la ville de Reims célèbre le 800e anniversaire de sa cathédrale. Elle consacre à ce "monument emblématique de la Champagne et de l´histoire de France" expositions, concerts, spectacles de rues, colloques et conférences.

L'ange au sourire. Du monde entier on vient aujourd'hui sur le parvis de la cathédrale de Reims photographier son visage jovial, malicieux, mystérieux et pétillant
L'ange au sourire. Du monde entier on vient aujourd'hui sur le parvis de la cathédrale de Reims photographier son visage jovial, malicieux, mystérieux et pétillant

Lundi, 05 Septembre 2011 / Un site internet vient appuyer toutes ces activités. En plus d´offrir un agenda, il propose des visites virtuelles de la cathédrale, du parvis au chevet, présente les bâtiments avoisinants. On raconte aussi son histoire, à la fois grandiose - par le sacre de vingt-cinq rois de France, notamment - et dramatique, par sa destruction durant la Première Guerre mondiale. Près de 1´500´000 personnes visitent Reims et sa cathédrale chaque année. Ce site donne à ces touristes tous les renseignements pour bien planifier leur séjour, y compris un système de réservation en ligne pour l´hébergement.

L'ange au sourire…
Anonyme pourtant pendant 700 ans, l'ange saint Nicaise, sculpté au XIIIe (entre 1236 et 1245) dans l'atelier rémois, végétait du haut de ses 2,60 m dans l'embrasure du portail gauche de la façade occidentale de l'édifice. Dans la cathédrale dite des anges, on lui préférait son voisin d'en face, l'ange de l'Annonciation. Un obus bien placé sur la cathédrale par un canonnier allemand le 19 septembre 1914 à 15 heures lui a permis d'avoir la vedette, de sortir de l'anonymat. La légende de « l'ange au sourire », allait se construire un an plus tard pour vite devenir le symbole du patrimoine artistique détruit par ces barbares de Prussiens…
L'incendie de la cathédrale en 1914 avait suscité une indignation mondiale alimentée par la démesure des articles des journaux dont beaucoup, sans savoir, disaient que l'édifice était quasiment en ruines. Décapité par la chute d'un madrier de l'échafaudage en feu posé contre la cathédrale, l'ange saint Nicaise perdit sa tête, son menton, une lèvre et des franges de sa chevelure. Autant de morceaux remisés par l'abbé Thinot et vite oubliés dans les réserves de la cathédrale. Il fallut la volonté d'un homme, Pierre-Antony Thouret, puis l'habileté du journal « l'Illustration », pour exhumer cet ange brisé dont les vestiges furent finalement retrouvés en novembre 1915. C'est ainsi que s'est peu à peu construit le mythe de « l'ange au sourire » appelé aussi « Le sourire de Reims ».