Oui pour soigner, non pour éliminer! Tel est l'avis de la Conférence des évêques suisses en concernant l'autorisation du diagnostic préimplantatoire (DPI). Elle a exprimé son avis dans une prise de position adressée au Conseil fédéral sur la proposition de modification de la Constitution fédérale et de la loi sur la procréation médicalement assistée.
Mardi, 01 Novembre 2011 / L’usage du DPI, qui vise à l'élimination des embryons «malades», n'est pas compatible avec les principes sur la dignité humaine ancrés dans la Constitution. – Le DPI implique des recherches génétiques qui décideront si un embryon produit par fécondation in vitro est implanté dans l'utérus ou non. Les évêques comprennent la souffrance et l’angoisse des couples qui se savent transmetteurs d’une maladie génétique. La société leur doit une réponse de solidarité et aussi un progrès technologique. « Nous espérons que l'on favorise aussi des recherches et des développements visant à améliorer les conditions de diagnostic et de traitement (et non d'élimination !)», écrivent les évêques. L’usage du DPI vise, selon le Conseil fédéral, à éviter des maladies graves. Le DPI pourrait en effet sembler apporter une solution à la souffrance et à l’angoisse des couples. Mais il s'agit d'une fausse solution dans la mesure où elle entame le principe de la dignité humaine: elle induit une sélection qui élimine les embryons jugés potentiellement porteurs d’une maladie grave. (…)
