On sait qu'il y a plus de 100 millions d'Européens qui participent à des activités bénévoles, mettent en pratique le principe de solidarité et, ce faisant, apportent une contribution significative à la société. 2011 est en même temps le 10e anniversaire de l'Année Internationale du Bénévolat célébrée par les Nations Unies en 2001. En 2001, reconnaissant l'importance du bénévolat en Suisse, la Confédération avait reconnu que le bénévolat revêt également une grande importance dans les domaines du social, du sport, de la culture, de la politique et au niveau des Eglises, sans oublier les domaines informels tels que l'aide entre voisins.
Mardi, 11 Janvier 2011 / Mais pourquoi devenir bénévole et quelles sont les motivations à le rester des années durant? Pour certains, c'est la joie de rendre service, de donner ce "coup de main" que personne ne donnerait si un(e) tel(le) ne s'y mettait pas. Aider, rendre service, secourir quelqu'un, voire même une œuvre, est pour beaucoup de gens un besoin fondamental de leur vie. Besoin de relation, besoin de donner de soi et de trouver, par ce don, un nouveau sens à leur propre vie.
"Ce n’est pas de sa propre lumière que l’on brille. Lorsqu'on n’est plus nécessaire, on se replie sur soi-même. On est comme une lumière quand on aime, quand on se bat pour quelque chose ou que l’on travaille à quelque chose. Cette lumière rayonne lorsque l’on est nécessaire, demandé. C'est bon et moralement bien et c’est aussi beau. L’être qui sait faire preuve de sollicitude est un bel être. Un autre art est rattaché à celui-ci: l’art d’avoir besoin de quelqu’un: j’admets dépendre d’autrui en toute modestie et ne point parvenir à m’en sortir seul. La dépendance d’autrui n’est pas une faiblesse. La véritable grandeur de l’être humain réside dans le fait d’accepter cette dépendance et de ne pas en avoir honte". (Fulbert Steffensky, Vom Glück gebraucht zu werden).
Le mot "Diaconie" est propre à l’Eglise et indique l'une de ses missions fondamentales. La diaconie est le secours de la charité qui repose sur l’Eglise; en d’autres mots: la charité qui s’inspire du Christ. La différence entre les prestations d’aide sociale temporelles et le service diaconal de la charité s’inscrit de ce fait dans la spiritualité. Le mot spiritualité est une expression devenue courante de nos jours mais qui conserve encore toujours la même signification: la recherche des sources d’énergie intérieures de ma vie. La diaconie, respectivement l’aide diaconale, est une facette de la présence du Christ dans la vie et dans ce monde. La diaconie considère l’aide comme un héritage qui nous vient de Jésus, comme un se-laisser-prendre-(par le Christ)-pour-servir et que grâce à mon service SON règne puisse prendre forme, puisse devenir visible en ce monde.
Une fois de plus, ici comme ailleurs, cette année 2011 des bénévoles se veut d'abord reconnaissance sous forme d'un grand bouquet de fleurs à toutes et tous qui, durant de nombreuses heures (voire de nombreuses années !) se donnent. Et le font – semble-t-il – avec toujours plus de joie, de motivation, de don de soi. Donnons-leur la parole, en toute simplicité, et accueillons quelques témoignages! Pourquoi êtes-vous devenu(e) bénévole et qu'est-ce qui vous motive à le rester des années durant ?
"Secourir l'autre dans sa solitude me donne un sens, m'aide à vivre et me donne une satisfaction intérieure toute nouvelle". (R) "Aider à travers l'Eglise et avec elle, est devenu pour moi un entrain, une noblesse du cœur". (E) "Si chacun fait un petit pas et encore un, c'est une grande œuvre qui peut se réaliser grâce à tous!" (J) "C'est le groupe où l'on peut partager, parler ensemble, qui m'aide. On est devenus des amis." (A) "Après la mort de mon mari, devenir bénévole m'a aidée à vivre, en me donnant aux autres. J'ai découvert durant tous ces années que donner aux autres, c'est aussi beaucoup recevoir". (M) "J'aide volontiers car très souvent je me dis : un jour, je serai contente moi aussi, si on vient à mon secours". (B) "La joie de cet autre, qu'on visite, son courage à continuer sa vie malgré ses souffrances, tout cela me comble pour continuer avec joie mon service". (G) "Ce qui importe d'abord, ce n'est pas ce que l'on fait, mais c'est de faire les choses de tout son cœur. Voilà mon bonheur". (M) "Une fois qu'on a commencé à secourir quelqu'un en détresse, comment s'arrêter tout à coup?" (L) "C'est en le faisant fidèlement qu'on apprend vraiment le don de soi et la joie du cœur". (F)
Pastorale des aînés Annelies Stengele
