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Saint Dominique de Guzman (1170-1221)

Fondateur en 1215 des Frères Prêcheurs (dominicains), Saint Dominique est fêté le 8 août.

Mardi, 26 Juillet 2011 / Le troisième fils de Félix de Guzman, Dominique, était un curieux étudiant à l'Université de Palencia en Espagne! La famine désolant la ville, il vendait ses livres pour secourir les pauvres. Tout saint Dominique est inscrit dans ce geste : étudier est une bonne chose, mais le souci des hommes est premier. Venu en Toulousain dans le cadre d'une mission diplomatique où il accompagnait son évêque, tous deux ont mesuré combien une Eglise riche et puissante pouvait difficilement témoigner de Jésus Christ. Ils iront donc vers les chrétiens dissidents, pauvres et mendiants, selon le modèle évangélique.

Pendant des années, Dominique n'aura de cesse de témoigner de l'Evangile en imitant les Apôtres. Il entraîna à sa suite des hommes et des femmes que l'Eglise ne touchait plus. A l'aube du XIIIe siècle, il devint, avec les frères et soeurs de la "Sainte Prédication", la figure d'un renouveau au sein de l'Eglise Romaine. Epuisé, il mourut à Bologne le 6 août 1221.

Extrait de "Des témoins de la vie et de l'oeuvre de St-Dominique"
C'était, pour frère Dominique, une habitude très courante de passer la nuit en prière. La porte close, il priait son Père. Au cours et à la fin de ses oraisons, il avait l'habitude de proférer des cris et des paroles. Il ne pouvait se contenir, et ces cris, sortant avec impétuosité, s'entendaient nettement. Une de ses demandes fréquentes et singulières à Dieu était qu'il lui donnât une charité véritable et efficace pour cultiver et procurer le salut des hommes. Car il pensait qu'il ne serait vraiment membre du Christ que le jour où il pourrait se donner tout entier, avec toutes ses forces, à gagner des âmes, comme le Seigneur Jésus, Sauveur de tous les hommes, se consacra tout entier à notre salut. Il désirait le salut de toutes les âmes, aussi bien des Sarrazins que des chrétiens et des autres peuples païens. Il aimait beaucoup la pauvreté et s'appliquait avec un grand zèle à la faire aimer de ses frères. Il était joyeux, affable, patient, miséricordieux, bienveillant et consolateur de ses frères.

Fanjeaux, dans le Languedoc
En 1193, l'évêque cathare Guilhabert de Castres s'établit à Fanjeaux. C'est là, au cours d'une discussion théologique, que Dominique écrivit ses arguments sur un papier qu'il confia à ses interlocuteurs cathares. Ces derniers jetèrent le papier au feu en disant que si le papier brûlait, ce serait signe qu'ils avaient raison. Le papier, lancé au milieu des flammes, en ressortit intact. Les cathares recommencèrent, avec le même résultat. Jeté une 3e fois, le papier s'envola et brûla une poutre du plafond. Fanjeaux garde fidèlement la trace de son passage et la maison de Saint Dominique est ouverte en saison estivale.