Problèmes financiers... / arch.

" Je n'en pouvais plus !.. "

Le Service social bilingue de la paroisse soutient les personnes en difficulté. Témoignage d'une mère de famille.

 Le Service social bilingue de la paroisse soutient les personnes en difficulté. Témoignage d'une mère de famille.

Leïla F. (nom d'emprunt) revient de loin. Le pire est passé, même si sa situation demeure difficile. Entre 2019 et 2020, cette mère de deux adolescents a enfin osé frapper à la porte du Service social de la paroisse. " Je n'en pouvais plus ! Jusqu'au dernier moment, j'ai essayé de m'en sortir toute seule, mais... ce n'était plus possible ! " Travaillant alors à 50%, elle a eu l'opportunité, six mois durant, d'augmenter son taux d'occupation. " Je recevais des subsides pour les caisses maladie, qui coûtent très cher. Seulement voilà : après ces six mois, on ne m'a plus rien versé et on m'a dit qu'il fallait attendre deux ans avant de pouvoir recevoir quelque chose. "

Leïla avait des retards dans ses paiements et de grosses tranches d'impôts en suspens. " On m'a conseillé de m'adresser au social. Mais je n'ai pas voulu. Si mon aîné, majeur, avait voulu être soutenu, il aurait dû se mettre au social. Je ne voulais pas faire peser cela sur mes fils. J'avais quelques économies. J'ai puisé là dedans et j'ai tout dépensé pour essayer de payer toutes les factures. Mais ça n'a pas suffi ".

Oser demander
A bout de forces et en dépression, Leïla a fini par se résoudre à demander du soutien. " Les factures s'accumulaient et j'allais toujours plus mal. Heureusement, le Service social de la paroisse m'a beaucoup aidée. Les plus grosses factures ont pu être liquidées. L'assistante sociale a recalculé mon budget et a fait une recherche de fonds. Je lui en suis tellement reconnaissante ! Je ne sais pas ce qui serait arrivé sans son aide ".
Depuis janvier 2021, Leïla touche des subsides pour les caisses maladie. Son aîné, qui a 21 ans, étudie à l'université de Neuchâtel. Le cadet, âgé de 16 ans, entrera bientôt en apprentissage, également à Neuchâtel. " Mon grand souci aujourd'hui est de savoir comment je vais arriver à payer les abonnements de train et de bus pour mes deux fils. "

Perspectives d'avenir
De l'argent pour son propre usage ? Cette femme bientôt quadragénaire ne sait plus ce que c'est. Avec 4000 francs à peine par mois, avec ses deux fils, elle tourne à peine. " Je regrette de ne pas avoir demandé de l'aide plus tôt. Je me suis entêtée à me débrouiller seule et cela m'a détruite ! ". L'avenir de ses garçons reste sa priorité. Très abîmée dans sa santé, Leïla confie qu'elle doit prendre soin d'elle. " Pour être encore là dans quelques années ", conclut-elle avec une lueur d'espoir dans les yeux. (CE)

Service social de la paroisse
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