Le billet dominical de l'abbé Henri Moto: L'attente

Dans le silence vibrant de l’Avent, l’attente c devient un chemin qui ouvre le cœur à l’espérance et réveille en nous le désir d’un sens plus profond

L’Avent nous recentre sur l’attente de la venue de Jésus. Ce temps, avant la fête de Noël, nous rappelle qu’attendre est une expérience humaine pouvant revêtir divers visages: celui d’un rendez-vous avec un ami, d’un diagnostic médical, d’une réponse à une demande, d’une reconnaissance, d’un salaire, etc.

L’attente est alors souvent écartelée entre l’inaction (la passivité) et l’action. Son carburant peut être l’espoir d’une rencontre épanouissante, d’une réponse positive, d’un bonheur déjà anticipé ou au contraire le venin de l’incertitude, de l’anxiété ou de l’angoisse.

Dans ces derniers cas, l’attente bascule alors pour devenir un triste fardeau mêlé de tourments de désespoir. Pour le croyant, l’attente est un chemin d’espérance (vers l’accomplissement d’une promesse) et une opportunité pour se rapprocher de Dieu.

Ce temps nous ramène à l’essentiel de la vie en nous sortant du tourbillon de notre activisme et des joies éphémères; il rappelle l’urgence de retrouver un état où la vie devient plus significative, où nous sortons de la discorde intérieure et du sommeil pour contribuer positivement à la croissance de l’humanité.

Ce n’est donc ni le moment de dormir, par notre inaction, ni celui de retarder l’accomplissement du plan de Dieu qu’expose le prophète Jérémie: «Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Eternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance» (Jr 29, 11).

Abbé Henri Moto

paru dans le Journal du Jura du samedi 6 décembre 2025

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