cath: berne

article

Photo: BLU365

Le coronavirus... Mais encore ?

Comment vivez-vous ces temps de semi-confinement et de distance sociale ? Mini tour d'horizon...

Un monde en plein burnout !
"On a développé une autre manière de gérer les séances: notamment par visioconférence. On communique essentiellement par téléphone ou voie électronique. Mais ce qui m'interpelle le plus, c'est comment on va reprendre, une fois cette crise passée ? Quelles seront alors nos priorités ? J'espère que la société et nos politiciens oseront cette prise de conscience et prendront les bonnes décisions. On pourrait par exemple se demander si ça ne serait pas pertinent de réaménager ici ce que l'on a délocalisé en Chine, ou ailleurs... Ou se demander comment nous allons réaliser une proximité nouvelle? Ou encore comment conserver ce souci de l'autre et tout ce qui aura été mis en place au niveau sociétal et diaconal durant cette crise?" (Markus Stalder, diacre au sein du Pastoralraum Biel-Pieterlen)

Difficile d'imaginer l'après...
"J'envoie des choses aux enfants du caté, qui sont à la maison. C'est difficile d'imaginer l'après et de se projeter. On aura accumulé partout du retard. Qu'on ne pourra pas rattraper... C'est une situation vraiment particulière et psychologiquement fatigante." (Claudine Brumann, catéchiste Unité pastorale Bienne-La Neuveville)

Les bénévoles manquent à la société
"J'ai surtout l'ennui de mes petits-enfants! Et j'ai de la peine pour toutes ces personnes mises en retrait; souvent des bénévoles, dont on ressent le manque..." (Annie Pelletier, responsable MCR)

Un immense élan solidaire
"J'apprécie tout particulièrement la diversité de mon travail et les liens directs avec les gens. A présent, les contacts ne se font plus que par écrit ou par téléphone. Je le regrette, mais, en même temps, je me rends compte qu'il y a un immense élan solidaire dans tous les domaines. Notre créativité est sollicitée et les idées qui émergent apportent joie et espérance." (Barbara Maier, secrétaire au centre paroissial de St-Nicolas)

Présent dans son Eucharistie et nos coeurs
"En temps normal, je vais trois fois à la messe durant la semaine, puis encore le dimanche. Mais ne pas pouvoir fêter Pâques, ni me rendre à la messe le dimanche, ni recevoir la communion... tout cela me manque. Mais vivons-le spirituellement. Le Christ est présent dans son Eucharistie et dans nos coeurs."(Laurent Gremaud, paroissien)

L'hygiène et la désinfection avant tout
"Tout est beaucoup plus calme. Il y a peu de gens dans les bureaux. La priorité, dans mon travail, c'est l'hygiène et la désinfection. Les célébrations sans assemblée, c'est très bizarre... Je me fais surtout du souci pour nos aînés et les personnes à risques." (Celestino Quaranta, sacristain)

 

 

 

 

 

 

22 avril 2020
créé par Chr. Elmer
  • Jura bernois
  • Actualités