Photos: Marius Nüesch

Quand la lumière éclaire le chemin

La messe des familles à La Neuveville, le 24 décembre à 17h, a connu une belle affluence

La petite église de La Neuveville, ce 24 décembre au soir, s’illumine d’une lumière singulière : celle d’une attente partagée, d’un mystère qui, une fois encore, rassemble les familles bien au-delà des saisons. À l’appel de l’abbé Henri Moto, les bancs se remplissent de visages connus et de visiteurs curieux, tous conviés à une célébration où la joie de Noël se vit à hauteur d’enfant.

La messe des familles n’est pas un simple rituel : elle devient maison commune, un lieu où chacun reconnaît ses espérances et ses pas, portés par la Parole qui se donne à entendre.

La liturgie de cette nuit s’enracine dans les textes propres à la Vigile de la Nativité du Seigneur, spécialement choisis pour guider notre cœur en cette veille de Noël. La première lecture, tirée du livre d’Isaïe, nous rappelle que « le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » : c’est l’espérance même de Noël qui perce l’obscurité de nos vies. 

Le psaume responsorial, repris en chœur par l’assemblée, chante cette joie : « Aujourd’hui un Sauveur nous est né », écho de la tendresse divine offerte à toutes les nations. 
Puis, la seconde lecture, tirée de la lettre de saint Paul à Tite, invite à contempler la grâce de Dieu manifestée pour le salut de tous : ce don gratuit qui dépasse nos attentes et renouvelle nos vies.

Et enfin vient l’Évangile selon saint Luc, la nuit des bergers, ce récit familier et pourtant toujours bouleversant : l’ange du Seigneur apparaît, la paix est promise, et la bonne nouvelle de « grande joie » est proclamée à tous, en particulier aux humbles.

Dans l’église, les enfants participent avec une attention émerveillée, car ces paroles ne sont pas seulement entendues : elles sont visibles et palpables, comme une étoile dans les yeux. Les gestes simples de la célébration, les chants partagés, les regards échangés deviennent autant de signes que Dieu se rend proche, qu’il fait une place à chaque famille et à chaque cœur.

Au moment de l’Eucharistie, la communauté, serrée mais unie, devient elle-même un signe de paix : pain rompu pour tous, étreinte de communion, promesse d’un monde plus fraternel. Ainsi, au sortir de la célébration, chacun emporte avec soi une lueur de Noël : légère mais réelle, discrète mais irrésistible, la lumière du Christ qui éclaire nos chemins quotidiens.

Noël n’efface pas les difficultés, et certaines blessures restent présentes ; mais à La Neuveville, comme partout où une assemblée se rassemble en Fête, la lumière a pris corps, et elle continue de briller.

Céline Latscha

 

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