Un coin de ciel… DIEU EST AMOUR

Ce 6e dimanche de Pâques tourne notre cœur vers le plus grand des commandements : l’amour.

Ce 6e dimanche de Pâques tourne notre cœur vers le plus grand des commandements : l’amour.

«Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. »

(Jn 15,9-17)

Notre vie durant, nous avons à grandir dans l’amour. C’est à cela que nous sommes appelés. Un amour qui, au fil de nos expériences et de notre maturité spirituelle, va s’orienter de plus en plus vers l’Agapé, cet amour divin, inconditionnel. Celui-là même dont Dieu nous aime, sans distinctions.

Un amour, oui, un vrai !
La pire soif qui soit… Nous en souffrons tous cruellement. Une soif éperdue d’amour ! Un amour auquel, de tout notre être, nous aspirons. Du premier au dernier souffle. On l’aurait voulu et le voudrait parfait. Et c’est avec acharnement, fougue et folie qu’on le poursuit sa vie durant, d’âge en âge, de prénom en prénom, d’illusions neuves en déboires anciens…

Un amour, oui, un vrai ! Où l’on serait passionnément aimé, quoi que l’on fasse et que l’on dise. Où l’on ne serait pas trahi, ni blessé. Jamais abandonné. Un amour absolu, se donnant corps et âme, mais ne reprenant rien.
Dans cette quête inlassable creusant en nous une soif abyssale, où est-il cet amour ? En vain je l’ai cherché. J’ai pu croire l’avoir trouvé. Ailleurs encore j’ai voulu y goûter. Toujours je l’ai perdu…
Quel est-il donc, cet amour, sinon un lent désenchantement, cruel ? Une déchirure infinie. Qui viole et précipite le coeur dans l’abîme. Qui brise en débris amers et nous laisse pour morts.

Et si ce n’était pas l’amour que nous cherchons ainsi frénétiquement, mais l’Amour ?
Celui qui n’est pas de ce monde et qui, pourtant, est venu dans le monde ?

Christiane Elmer