Photo: Chr. Elmer

Un coin de ciel... POURQUOI ÊTES-VOUS BOULEVERSES ?

Nous vivons ce week-end le 3e dimanche de Pâques. Les Ecritures évoquent ce que les prophètes ont prédit: le Christ a souffert et il est ressuscité des morts. Voir pour croire. Toucher pour vérifier. Et, malgré tout...

Nous vivons ce week-end le 3e dimanche de Pâques. Les Ecritures évoquent ce que les prophètes ont prédit: le Christ a souffert et il est ressuscité des morts. Voir pour croire. Toucher pour vérifier. Et, malgré tout...

La Résurrection du Christ a quelque chose de tellement incroyable, de tellement au-delà de tout ce que l'on pourrait imaginer... Comment y croire, si ce n'est par la foi ?
Quand bien même on l'aurait vu, de nos yeux vu, ce Jésus de Nazareth, marcher sur notre route, comme ce fut le cas pour les disciples d'Emmaüs, on peinerait encore à croire... Du reste, ce n'est pas à ses Paroles que les disciples l'ont reconnu. Ni à son apparence. C'est quand il a rompu le pain. Comme il le fit lors du dernier repas, celui d'avant le calvaire...

Et que dire de ces deux disciples qui, malgré tout cela, se sont effrayés en revoyant le Christ au coeur du groupe des disciples ? Ne savaient-ils pas qu'Il est vivant, eux qui l'avaient vu - vu vraiment, en chair et en os - pour... DE VRAI ?

Et moi ? Et moi, là où je suis, dans mon aujourd'hui, est-ce que je SAIS que Jésus chemine toujours à mes côtés ? Quand bien même je le verrais, comme je vous vois, le reconnaîtrais-je ?
Me faudrait-il l'inviter à ma table pour savoir, dans la fraction du pain, que c'est Lui ?
Et puis... Lui qui est Vie, qui est Joie et Lumière, qui est - pour l'éternité - notre bouclier contre toute ténèbre, nous ferait-Il peur ?

Et moi ? Moi, j'ai peur de ce que je ne connais pas. J'ai peur de ce qui me dépasse.  Et qui pourrait me frapper. Moi, je me sens tellement fragile. Et tellement à la portée de choses, de situations et d'êtres qui, au fil de mes rencontres, me sont inconnus.

Moi, disciple d'Emmaüs de mon temps, tout comme toi... ai-je la foi ?
Ou dans l'emprise de la peur?

Seigneur, je te connais par l'Amour que Tu m'inspires.
Seigneur, je tressaille d'allégresse car Tu m'emportes,
plus haut, plus loin que mes péchés, mes peurs, mes doutes et mes freins.
Seigneur, ton bras saint bénit, soutient, enlace et étreint sans opprimer.
Que craindrais-je et qui craindrais-je puisque Te voilà ?

Tu es Celui qui, de tout temps, redis en nos coeurs sourds: ME VOICI.

Christiane Elmer