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Bénévolat

Le bénévolat en catéchèse

Vers de nouvelles générations de bénévoles...  

Les temps communautaires, fleurons de la catéchèse intergénérationnelle, rassemblent la communauté et lui permettent partages et approfondissements. Celui du dimanche 3 avril proposera même un marché du bénévolat! Oui, on pourra y découvrir l'inventaire de nos ressources humaines et se faire une idée de la palette d'activités menées par les bénévoles. En "faisant son marché", on mettra en évidence les besoins, les coups de main souhaités, ici ou là. Tout le monde a des dons, des charismes, des expériences dont il peut faire bénéficier la communauté. Il peut s'agir de toutes petites choses et d'engagements ponctuels. Comme, par exemple, soutenir occasionnellement l'équipe d'intendance ou se proposer comme chauffeur pour certains événements ou mettre à contribution l'un de ses talents, comme la musique ou le bricolage. Bref, à ce stand, il y aura des listes comportant des actions très concrètes. Les gens intéressés à donner un coup de pouce pourront s'y inscrire en toute liberté.  

Combien y a-t-il de bénévoles au service de la communauté?
Environ 300 dont 40 rien qu'en catéchèse.  

Le profil des catéchistes – au fil des ans - a certainement bien changé…
Oui. Au départ, nous avions essentiellement affaire à de jeunes mamans, souvent femmes au foyer, ayant un enfant au caté. Ces personnes se sont ensuite forgé une expérience, ont suivi des formations, ont pris de la bouteille. De nos jours, il y a davantage de femmes qui travaillent et la tendance va vers une professionnalisation du bénévolat et vers un engagement plus ciblé. La mise en valeur et la reconnaissance du volontariat s'exprime notamment dans la Charte du bénévolat. La catéchèse, du reste, a été l'une des premières à l'appliquer. Les bénévoles ont des droits, mais aussi des devoirs et la Charte définit le cadre et les conditions dans lesquelles s'effectue le travail, ainsi que les attentes et ce que l'on offre en matière de formations, suivi et encadrement.

Quel est le premier critère requis dans le travail bénévole?
Outre bien sûr la motivation de la personne à s'investir dans tel ou tel domaine, c'est la compétence à pouvoir assumer pleinement cet engagement qui me semble primordiale. Le critère de l'âge ne me paraît pas déterminant car l'intergénérationnel, on l'a vu dans le projet pastoral, est particulièrement épanouissant. Et ce, pour toutes les tranches d'âge. Ce qui compte, c'est d'assurer la relève du volontariat et nous sommes à la recherche de nouvelles générations de bénévoles. Soit de jeunes retraités, soit de jeunes adultes…L'époque est révolue où l'on formait des bénévoles qui restaient actifs durant 15 ou 20 ans! La société a changé, les attentes des gens aussi et on se trouve aujourd'hui face à des personnes qui ont peut-être, au départ, moins de connaissances religieuses mais qui sont prêtes à suivre une sorte de stage pour se former.  

Un stage de quel type?
En catéchèse, la personne est appelée à observer ce qui se vit, à participer aux rencontres, à prendre progressivement la température de ce qui se passe et à saisir la complexité des enjeux. Elle est également invitée à assumer peu à peu des responsabilités. Mais les bénévoles ne font pas cavaliers seuls: ils peuvent compter sur un soutien et un encadrement adéquats. Oui, la catéchèse a changé et le mode d'animation actuel permet aussi davantage de travailler avec des bénévoles.  

Faut-il encore dépoussiérer l'image de la catéchèse?
Absolument! Elle se vit aujourd'hui dans une approche pédagogique variée, axée sur le travail en équipe, les charismes de chacun et le développement personnel à travers formations et temps de ressourcement. Il y a un cadre et un contenu donnés, bien sûr, mais les talents individuels sont vivement encouragés. C'est donc plus créatif, plus ludique, certainement plus motivant, tout en restant exigeant.  

Quelle est l'implication des parents dans la catéchèse actuelle?
La catéchèse ne s'adresse plus exclusivement aux enfants, comme autrefois. Près du 70% de notre catéchèse implique également les parents aux côtés des enfants. Pour les plus petits, en première année, les rencontres se font presque toutes avec les parents. D'ailleurs, on constate avec plaisir que davantage de papas renouent ainsi avec l'Eglise. Ils se sentent plus concernés que par le passé et accompagnent, eux aussi, leur enfant sur le chemin de la foi.  

Quels sont les atouts du bénévolat en catéchèse?
On chemine ensemble dans cette quête du sens. On découvre un lieu de Vie pour revivifier sa foi et la faire grandir en la partageant avec les autres. C'est une source d'enrichissement mutuel, une mise en relation qui nous porte et nous fait vivre. La catéchèse d'aujourd'hui procède par temps forts (entre 6 et 8 par année). Certains de ces temps se déroulent sur le week-end. Il y a une catéchèse pour toutes les années scolaires, même pour les tout petits (Eveil à la Foi pour les 0 à 6 ans), les adolescents (CADOS, parcours confirmation) et les temps communautaires pour l'ensemble de la communauté…  

Bienvenue, donc à de nouvelles catéchistes bénévoles?
Oui. Et les hommes sont aussi les bienvenus. Pour plus de renseignements, il suffit de m'appeler (tél. 032 328 19 20; demander Vincent Wilhelm). Un nouveau parcours FAL (Formation d'animateurs laïcs) commencera d'ailleurs cet automne dans le Jura (ndlr: des informations à ce sujet paraîtront dans l'angelus). Ce parcours d'acquisitions de connaissances (approfondissement de la foi, découverte de la Bible, développement personnel) s'effectue en 200 heures sur trois ans. Mais, pour devenir catéchiste bénévole, il n'est pas nécessaire d'avoir suivi la FAL. Il suffit d'être motivé, d'avoir un peu de temps et de vouloir cheminer avec d'autres sur les voies enthousiasmantes et prophétiques de la catéchèse d'aujourd'hui.  

Propos recueillis par Christiane Elmer