Unité pastorale catholique de Bienne - La Neuveville
Eglise Notre Dame de l'Assomption

Eglise Notre Dame de l'Assomption - La Neuveville

Eglise catholique érigée en 1954. Elle possède à l'intérieur de magnifiques vitraux et un 
tabernacle en dalle de verre, œuvre d'lsabelle Tabin Darbellay.

(Source : www guidle com)

Les vitraux constituent un ensemble thématique qui débute par le vitrail du chœur, se poursuit le long de la nef et le fond de l’église, pour aboutir à la grande verrière.

Le vitrail du chœur (1) représente le Baptême. Le groupe des trois vitraux (2, 3 et 4) à droite de la nef est dédié à l'Eucharistie, et celui des trois vitraux (5, 6 et 7) du fond de l’église, à la Pentecôte. La grande verrière (8) à gauche de la nef illustre le mystère de l’Assomption.

(1) : Le Baptême

En vérité, en vérité je te le dis, à moins de naître de l’eau et de l'esprit, nul ne peut entrer dans le royaume de Dieu. (Jn 3, 5).

Le Baptême est la porte des sacrements. Vertical, le vitrail évoque le ruissellement de l'eau, irradiée de la lumière de l’Esprit symbolisé par la colombe. L'eau est également symbole de Marie immaculée, « Porte du ciel ».

(2,3 et 4) : L’Eucharistie

L'Eucharistie est la fin de tous les sacrements. C’est pourquoi le vitrail central de ce groupe (3) exprime la plénitude par le cercle, et les deux vitraux voisins (2 et 4) s'y rapportent par leurs structures en demi-lunes opposées. Le regard est ainsi attiré vers le vitrail central.

(2) : La manne

Lorsque les Israélites virent cela, ils se dirent l'un à l’autre : qu’est-ce que cela ? Car ils ne savaient pas ce que c'était. Moïse leur dit : « Cela c'est le pain que Yahvé vous a donné à manger ». (Ex 16, 15).

Préfiguration de l’Eucharistie, la manne tombe du ciel en pastilles d’or. A gauche deux hommes la recueillent. Chacun la reçoit selon ses besoins.

(3) : La Sainte Cène

Je suis le Pain de vie. Vos pères dans le désert ont mangé la manne et sont morts : ce pain est celui qui descend du ciel pour qu’on le mange et ne meure pas. Je suis le Pain vivant descendu du ciel. Qui mangera ce pain vivra à jamais. (Jn 6 ,48-51).

Le Christ veut être lié aux apparences du pain et du vin pour être notre nourriture et nous transformer en Lui. Le cercle symbolise l’hostie, l'unité. II rassemble le Christ, les Apôtres et Marie autour de la coupe. A droite Saint Jean demeure blotti contre la poitrine de Jésus. A gauche Marie est prise dans la lumière du cercle et à côté d'elle les Apôtres continuent le mouvement. La dominante de jaune symbolise la gloire.

Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un : moi en eux et toi en moi, afin qu'ils soient parfaits dans l’unité et que le monde reconnaisse que tu m'as envoyé et que tu les a aimés comme tu m’as aimé. (Jn 17, 22).

(4) : La Jérusalem céleste

Cité de l’Agneau, gloire du Père, la ville devient ce cercle. Ecrin suspendu, elle descend, ruisselante de sa propre lumière.

Et je vis la Cité sainte, Jérusalem nouvelle, qui descendait du ciel de chez Dieu : elle s’est faite belle comme une jeune mariée parée pour son époux. (Ap 21, 2).

La ville peut se passer de l'éclat du soleil et de celui de la tune, car la gloire de Dieu l’a illuminée et l’agneau lui tient lieu de flambeau. (Ap 21, 23).

(5,6 et 7) : La Pentecôte

Les trois vitraux du fond de l’église évoquent l’Esprit Saint, effusion de l’amour. Dans la construction, le vitrail central (6) se prolonge par ses rythmes à travers les deux vitraux de gauche et de droite (5 et 7), comme des flammes qui s'étendent.

(6) : Le buisson ardent

Le vitrail central représente le buisson ardent qui brûle sans se consumer. Fécondité du feu, symbole de l'amour, qui se communique et transforme tout ce qu’il touche.

Le buisson était embrasé, mais le buisson ne se consumait pas. (Ex 3, 2).

L'amour attire et se donne en même temps. C’est la double fécondité de la Pentecôte : la contemplation de Marie et le témoignage des Apôtres.

(5) : Marie

L’Esprit Saint, en se communiquant à Marie, la plonge dans un abîme de silence. Elle est la Vierge de l'Annonciation, toute réceptive. Les trois rayons de la Trinité la traversent, comme la traversera le rayon de la Croix dans la grande verrière.

(7) : Les Apôtres

L’Esprit Saint suscite la parole dans le coeur des Apôtres, témoins visibles. Ils sont instruments. Sur chacun se dépose une langue de feu, et ensemble ils forment une flamme.

Ils virent apparaître des langues qu'on eut dites de feu : elles se partageaient et il s'en posa une sur chacun d’eux. Tous furent alors remplis de l’Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s'exprimer. (Actes 2, 3-4).

(8) : L’Assomption

Le thème de toute la grande verrière évoque le plan de Dieu, de la création à la recréation.

Si quelqu’un est dans le Christ, c’est une création nouvelle. L'être ancien a disparu, un être nouveau est là. (2 Cor 5, 17).

Le développement horizontal de la verrière ne permet d’exprimer un élan vertical que par une tension de tout le vitrail, de la gauche vers la droite. Un mouvement traverse et emporte tout, il exprime notre hâte et celle de Marie, première des créatures, Terre nouvelle. Les couleurs passent des teintes sombres, symbole du péché et de la mort, à l'éclatement du feu et de la gloire dans l'Assomption. La modulation des valeurs de lumière par la couleur souligne ce mouvement ascendant. Au centre, la croix est le point de convergence de deux rythmes qui relient à travers elle le cercle de la Terre au cercle d’or enveloppant Marie.

Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi. (Jn 14, 6).

A gauche, l’arbre de la connaissance du bien et du mal se profile sur la Terre qui surgit dans la lumière créatrice. Elle est « portée » par des rayons émanant de la croix. La zone d’ombre symbolise ensuite le péché originel. Au pied de la croix, Marie et Jean reçoivent le testament du Christ.

Jésus, voyant sa mère, et se tenant près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils ». Puis il dit au disciple : « Voici ta mère ». Dès cette heure-là, le disciple l'accueillit chez lui. (Jn 19, 26).

Traversés de ce rayon émanant de la croix, ils deviennent eux-mêmes ce rayon qui les emporte vers la résurrection. La seconde sphère reprend la première, au sommet du vitrail cette fois. Elle est la Terre nouvelle, le soleil qui enveloppe la Femme.

Un signe grandiose apparut au ciel : une femme ! Le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête. (Ap 12, 1).

C’est le magnificat de Marie, attirée par le Père, qui emporte tout. L’amour est victorieux. Les flammes rouges reprennent le thème du buisson ardent et s’élèvent dans une lumière de gloire.

Février 1998, Isabelle Tabin-Darbellay

Notes historiques

611
St Ursinus (Ursanne) christianise les bords du lac de Bienne.

866
Première motion dans une charte de l' «Ecclesia Alba», ou Blanche-Eglise, ainsi appelée à cause de la blancheur de ses murs.

1278
Mention du curé de la Blanche-Eglise, nommé Thierry.

1308
Mention du curé Hugo de Ligerz (Gléresse).

1368
Conrad de Saucy célèbre les Messes à la Blanche-Eglise.

1453
Le curé Jean Gisez reçoit la Visite de l'évêque de Grenade et d'un théologien suisse.

1458
Le chapelain s'appelait Guillaume Grimaître.

1530
La dernière Messe est célébrée par le curé Jean de Mett à la Blanche-Eglise, qui devient protestante.

1947
9 février, après 417 ans de silence, la 1ère Messe après la Réforme, est célébrée par M. I'abbé Barthoulot, vicaire de Bienne, dans la grande salle du Musée.

1947
19 février. Constitution de la Section de La Neuveville au sein de la Paroisse-mère de Bienne.

1953
25 octobre. Ouverture du chantier de la nouvelle église par Mgr Othmar Jeannerat, curé de Bienne.

1954
17 janvier. Bénédiction de la première pierre par le vicaire général, Mgr Gabriel Cuenin.

1954
31 octobre. Fête du Christ Roi. Bénédiction de l'église et consécration de l'autel par l'évêque de Bâle, Mgr François von Streng.

1964
18 octobre. Installation du premier Recteur, I'abbé Germain Girard.

1967
10 décembre. Installation du curé Germain Girard par le doyen Joseph Candolfi.

1971
Décembre. Achat de la maison à la Rue des Mornets 19 pour la cure.

1979
12 octobre. Inauguration de l'annexe de l'église.

1982
9 mai. Installation du curé Georges Dal Pos par le doyen Jean-Loys Ory.

1991
28 septembre. Installation du curé Gérard Torriani par le doyen Denis Theurillat.

1996
26 juin. Décès subit de I'abbé Gérard Torriani.

1998
1er mars. Inauguration des nouveaux vitraux d'Isabelle Tabin-Darbellay.

1998
13 juin. Installation du curé Claude Schaller par le doyen Gabriel Aubry.

2001
28 avril. Inauguration du nouveau chœur de l'église.

2002
15 août. Bénédiction du nouveau tabernacle.

2004
31 octobre, notre église fête les 50 ans de sa construction.

2007
20 octobre, installation du curé Jean-Marie Rais par le doyen Yves Prongué.

2011
1er août, abbé Léon FOE.

2016
1er août, mise en place de l’unité pastorale Bienne-La Neuveville.

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