L’Angelus change de visage et ouvre de nouvelles fenêtres
À la rentrée de septembre, l’Angelus entamera une nouvelle étape de son histoire. Sans renier ce qui fait sa force depuis des années – être un lien vivant entre les communautés catholiques de Bienne et environs –, le magazine paroissial adoptera une formule renouvelée, plus épurée, plus lisible et davantage tournée vers les questions qui traversent notre époque.
Cette évolution ne se limite pas à une nouvelle mise en page. Elle traduit aussi une volonté de proposer des contenus qui invitent à la réflexion, au dialogue et à la découverte. Parmi les nouveautés figure notamment une rubrique appelée à devenir un rendez-vous régulier en page 3 : l’e-vangelium.
Son principe est simple. Chaque mois, un théologien ou une théologienne de la paroisse catholique romaine de Bienne et environs, toutes langues confondues, se confrontera à un texte biblique. Non pour en livrer une lecture figée ou purement académique, mais pour le mettre en perspective avec les réalités de notre temps. Car les Écritures ne sont pas des textes enfermés dans le passé. Elles continuent d’interroger nos choix, nos peurs, nos espoirs et notre manière d’habiter le monde.
Prenons un exemple parmi les lectures proposées cet été. Dans l’Évangile selon saint Luc, Marthe s’active pour accueillir Jésus tandis que sa sœur Marie s’assied à ses pieds pour l’écouter. Irritée, Marthe se plaint de devoir tout faire seule. Jésus lui répond avec douceur : « Tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. »
À première vue, le récit semble opposer l’action à la contemplation. Pourtant, il résonne de manière étonnamment actuelle. Dans une société où l’on court sans cesse après le temps, où l’efficacité est devenue une valeur cardinale et où les notifications s’invitent jusque dans nos moments de repos, la question demeure entière : savons-nous encore nous arrêter pour écouter ?
L’enjeu n’est pas de choisir entre agir et réfléchir, mais de retrouver un équilibre. Marthe n’est pas condamnée pour son engagement. Elle est invitée à ne pas se laisser dévorer par lui. Son agitation lui fait perdre de vue la rencontre elle-même.
C’est précisément ce type de passerelle que l’e-vangelium souhaite construire : relier les récits bibliques aux défis contemporains, faire dialoguer la foi avec le quotidien, ouvrir des pistes plutôt que fournir des réponses toutes faites.
À travers cette nouvelle rubrique et d’autres surprises à découvrir dès septembre, l’Angelus entend poursuivre sa mission : informer, rassembler et nourrir la réflexion, tout en offrant un regard chrétien sur les réalités du monde d’aujourd’hui.
Céline Latscha et Christian Grass