Le jour où la foi devient un choix
Dix-neuf jeunes et quatre adultes ont reçu le sacrement de la confirmation le 27 septembre à l’église Notre-Dame de l’Assomption, à La Neuveville. Une célébration forte, vécue comme une étape, mais surtout comme un départ: celui d’une foi choisie, appelée à prendre sa place dans la vie de tous les jours.
«Me voici.» Deux mots seulement. Mais deux mots qui, ce dimanche 27 septembre, ont résonné avec une force particulière dans l’église Notre-Dame de l’Assomption. Appelés par leur prénom, dix-neuf jeunes et quatre adultes se sont levés tour à tour pour répondre à cette invitation. Un geste simple, presque dépouillé, qui résume pourtant tout le sens de la confirmation: être là, librement, et choisir de poursuivre le chemin.
La célébration était présidée par Mgr Jude Thaddeus Okolo, nonce apostolique à Haïti, entouré notamment de l’abbé Henri Moto, aumônier du parcours Confirmation, du diacre Daniel Lattanzi et de Yannick Salomon, théologien en pastoral. Sandra Debboub, responsable du parcours, et Claudine Brumann, catéchiste et coordinatrice de la pastorale, accompagnaient également ce temps fort préparé depuis de longs mois. Pour les jeunes, le cheminement spécifique avait débuté en septembre 2025.
« Me voici », et le chemin continue
La confirmation n’est pas un aboutissement ni un diplôme que l’on décroche après quelques mois de préparation. Elle invite au contraire à prendre davantage conscience du baptême reçu et à faire sien cet engagement. Devant leurs familles, leurs parrains et marraines et toute la communauté réunie, les confirmands ont ainsi professé leur foi avant l’imposition des mains.
Puis est venu le geste central. Un à un, accompagnés de leur parrain ou de leur marraine, ils se sont avancés pour recevoir l’onction du Saint-Chrême. Sur leur front, le signe de la croix et ces paroles: «Sois marqué de l’Esprit Saint, le don de Dieu.»
L’orchestre des jeunes et l’organiste Diego Rocca ont accompagné cette liturgie où musique, paroles et silences ont laissé à chacun la place de vivre pleinement l’instant. Une célébration portée par toute une communauté, présente autour des confirmands au moment où ceux-ci choisissaient de dire leur foi en leur nom propre.
La journée coïncidait également avec la Journée des personnes migrantes. Dans leur prière universelle, les nouveaux confirmés n’ont pas oublié celles et ceux qui connaissent l’exil, l’insécurité ou la vulnérabilité. Ils ont aussi prié pour leurs familles, leurs accompagnateurs et toutes les personnes qui les ont aidés à grandir dans la foi. Une manière très concrète de rappeler que la confirmation ne se vit pas uniquement pour soi: elle invite aussi à regarder autour de soi, à agir avec compassion et à porter une attention particulière aux plus fragiles.
Jeunes et adultes se sont ainsi retrouvés unis dans une même démarche, malgré des parcours et des âges différents. Quatre adultes issus du parcours de catéchuménat ont reçu la confirmation aux côtés des dix-neuf jeunes. Ils étaient dix-neuf jeunes à franchir cette étape: Francisco, Tim, Giorgia, Lara, Alessio, Lydia, Luana, Leandro, Diogo, Emma, Alexandre, Emilie, Agostino, Luca, Mariana, Emma, Kévim, Noah et Léana. A leurs côtés, quatre adultes issus du parcours de catéchuménat ont vécu le même sacrement: Morgane, Béatrice, Robert et Marlyse.
Lorsque les portes de l’église se sont rouvertes, quelque chose avait changé sans que rien ne soit terminé. Car la confirmation porte aussi cette idée d’un chemin qui se poursuit. Aux vingt-trois confirmés désormais de faire vivre leur «Me voici» bien au-delà de cette journée, dans leurs choix, leurs rencontres et leur manière d’être au monde.
Céline Latscha