Le volet pastoral est chargé de la vie ecclésiale et de la pastorale. Le volet relevant du droit public ecclésiastique met en place les conditions nécessaires sur les plans financier, humain, organisationnel et infrastructurel.
Le système de formation en alternance
L'aspect pastoral
L'Église catholique du canton de Berne relève du diocèse de Bâle. Celui-ci couvre dix cantons et est dirigé par l'évêque Felix Gmür, dont le siège se trouve à Soleure.
Les cantons de Berne, du Jura et de Soleure forment ensemble la région diocésaine de Sainte-Vérène. La direction et l'accompagnement de cette région sont assurés par le vicariat épiscopal de Sainte-Vérène, dont le siège se trouve à Bienne.
Dans le canton de Berne, l'accompagnement spirituel est organisé au sein de paroisses et d'espaces pastoraux. Les aumôniers et autres collaborateurs organisent, en collaboration avec de nombreux bénévoles et volontaires, des services religieux, des activités d'accompagnement spirituel, des formations, des activités communautaires et des services sociaux.
Les communautés allophones proposent un accompagnement spirituel et une vie communautaire dans différentes langues et selon différentes traditions culturelles. Leurs membres font également partie de la paroisse de leur lieu de résidence.
L'aspect relevant du droit public ecclésiastique
Le volet relevant du droit public ecclésiastique comprend les paroisses, les paroisses regroupées et l'Église catholique romaine du canton de Berne. Elles sont reconnues par le droit public et organisées de manière démocratique.
Les paroisses embauchent du personnel, financent la vie ecclésiale locale et assurent la gestion des églises, des centres paroissiaux, de l'administration et des autres infrastructures. Les décisions relatives aux affaires fondamentales sont prises par les électeurs lors de l'assemblée paroissiale ou par le biais d'un parlement paroissial. Le conseil paroissial est l'organe exécutif.
L'Église nationale assume des missions qui concernent plusieurs paroisses ou l'ensemble du canton. Elle soutient notamment les services cantonaux spécialisés, l'accompagnement spirituel spécialisé, les communautés allophones ainsi que les offres ecclésiastiques et sociales. Elle défend en outre les intérêts de ses membres auprès du canton et d'autres partenaires.
Le Parlement de l'Église nationale est l'organe législatif suprême de l'Église nationale. Le Conseil de l'Église nationale est chargé de mettre en œuvre ses décisions et de diriger l'Église nationale.
À quoi sert l'impôt ecclésiastique ?
Les impôts ecclésiastiques des personnes physiques sont perçus par les paroisses. La majeure partie reste dans la paroisse concernée et est affectée à la vie ecclésiale locale. Elle sert notamment à financer le personnel, l’accompagnement spirituel, les offices religieux, les offres de formation et de vie communautaire, les missions sociales ainsi que l’exploitation et l’entretien des bâtiments ecclésiastiques.
Les paroisses versent une partie de leurs recettes à l'Église nationale. Ces fonds servent à financer des missions qui dépassent le cadre d'une seule paroisse. Il s'agit notamment des services cantonaux spécialisés, de l'accompagnement spirituel spécifique, des communautés allophones, des projets sociaux et des contributions versées aux institutions ecclésiastiques suprarégionales et nationales.
Par ailleurs, l'Église nationale reçoit des subventions du canton de Berne. Celles-ci servent à financer des services d'accompagnement spirituel et des prestations dont bénéficie l'ensemble de la société.
Aucun impôt ecclésiastique n'est versé au Vatican. Ce que l'on appelle le « sou de Saint-Pierre » est une quête facultative.
L'impôt ecclésiastique des personnes morales
Dans le canton de Berne, les personnes morales, telles que les entreprises, s'acquittent également de l'impôt ecclésiastique.
Ces recettes sont affectées à des fins spécifiques en vertu de la loi : elles ne peuvent pas être utilisées pour les services religieux ni à d'autres fins cultuelles. Elles sont destinées à financer des prestations sociales, éducatives, culturelles et autres, dont bénéficient les personnes indépendamment de leur appartenance religieuse.
Il s'agit notamment de services de conseil, d'actions en faveur des jeunes et des familles, de projets d'intégration, d'offres de formation ainsi que de contributions versées à des institutions sociales.