Un changement de perspective dans la coopération au développement

La Commission pour l'aide au développement et les missions se réorganise et, sous un nouveau nom, décidera des prochains projets à soutenir.
29 novembre 2024 · Région de Berne
Administration paroissiale de Berne

Il y a environ 30 ans, la Commission pour l'aide au développement et les missions a été créée au sein de l'Église catholique de la région de Berne. Cet organe statuait sur les demandes de projets axés sur les pays du Sud. Aujourd’hui, cet organe s’est doté d’une nouvelle identité en adoptant le nom de « Fonds pour la promotion de la solidarité mondiale ». Récemment, de nouvelles décisions ont été prises concernant le soutien financier apporté à divers projets.

Le pape Léon XIV, fraîchement élu, pourrait jouer un rôle exemplaire déterminant en montrant à quel point la solidarité entre le Sud et le Nord est essentielle à une coexistence pacifique sur cette planète. Pendant longtemps, les Églises ont été soupçonnées – en partie à juste titre – de lier leur action en faveur du développement à leurs intérêts personnels en matière d’évangélisation. Même au sein d’autres organisations non confessionnelles, on a souvent pu observer cette perspective paternaliste du « fort » qui se précipite au secours du « faible » ou du « sous-développé » pour le « civiliser », voire le « européaniser ». Souvent, cette attitude était peut-être tout à fait involontaire. Aujourd’hui cependant, nous avons évolué et savons que la coopération au développement comporte toujours deux facettes, que nous pouvons apprendre les uns des autres, qu’il est essentiel de ne pas traiter les gens avec condescendance ni d’attendre d’eux qu’ils nous témoignent de la gratitude pour flatter notre ego. La solidarité est désintéressée. La solidarité, c’est aider les autres à s’aider eux-mêmes. La solidarité, c’est l’autonomisation, la promotion de l’autodétermination et de l’autonomie des personnes et des groupes, comme le vise par exemple le projet Frieda « Makenni Eigenständig ».

 

Projet Frieda « Makenni en toute autonomie »

L'un de ces projets, qui vient d'être soutenu par le Fonds, est le projet Frieda « Makenni Eigenständig ». En Palestine, de nombreuses femmes bien formées ne trouvent pas d'emploi rémunéré malgré leur diplôme universitaire et sont en situation de chômage de longue durée. Outre les dispositifs de sécurité mis en place par le gouvernement israélien, qui constituent des obstacles majeurs à la mobilité des Palestiniennes, les stéréotypes patriarcaux au sein de la société palestinienne réduisent encore davantage leurs perspectives économiques. Le projet Frieda « Makenni – Eigenständig » aide de jeunes diplômées issues de différents domaines informatiques (conception web et graphisme, programmation, etc.) à entrer sur le marché du travail. Les femmes issues des zones rurales de Cisjordanie et de Jérusalem-Est ont ainsi la possibilité de développer leurs compétences professionnelles et de générer leurs propres revenus. En tant que membres actifs de l’économie et de la société palestiniennes, elles consolident leur place dans la sphère privée et publique.

 

Vous trouverez ICI tous les autres projets pour lesquels le Petit Conseil ecclésiastique a alloué une somme totale de 165'000 CHF.

 Le projet Frieda « Makenni – Autonomie » aide les jeunes diplômées palestiniennes issues de différents domaines de l'informatique (conception web et graphisme, programmation, etc.) à entrer sur le marché du travail.

 Le projet Frieda « Makenni – Autonomie » aide les jeunes diplômées palestiniennes issues de différents domaines de l'informatique (conception web et graphisme, programmation, etc.) à entrer sur le marché du travail. 

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