Marius Nüesch, le nouvel aumônier des aînés / Chr. Elmer

« Rencontrer nos aînés : quel immense privilège ! »

Marius Nüesch est aumônier des aînés pour l’Unité pastorale Bienne-La Neuveville depuis le 1er octobre 2022, aux côtés du théologien en pastorale Yannick Salomon.

Marius Nüesch est aumônier des aînés pour l’Unité pastorale Bienne-La Neuveville depuis le 1er octobre 2022, aux côtés du théologien en pastorale Yannick Salomon.

Avenant, motivé et souriant, Marius Nüesch est ravi d’occuper ce poste d’aumônier au sein de la pastorale des aînés. Ce trentenaire franco-suisse, qui a grandi en France, a travaillé plusieurs années en tant qu’urbaniste. Puis, désireux de voyager, il est parti travailler au Vietnam, dans un orphelinat, accompagné de son épouse Marie, rencontrée à Lourdes alors qu’ils étaient tous deux hospitaliers. L’engagement diaconal et la foi font partie intégrante du parcours de vie de ce couple, venu finalement s’établir en Suisse. « J’ai ensuite travaillé dans le génie-civil. Mais j’avais envie de m’investir davantage dans l’humain. On ne peut pas être heureux tout seul.  Il faut prendre soin de nos familles, de toutes nos générations ». Et, ce qui passionne le nouvel aumônier des aînés, c’est de créer des liens, de construire des passerelles et de favoriser les rencontres. A noter, pour la petite histoire, que la femme de Marius, Marie Mazaudier, sage-femme de profession, assume également un poste d’animatrice jeunesse dans l’Unité pastorale Bienne-La Neuveville.

Alors, impressionné, le nouvel aumônier ? « Oui ! Par l’incroyable parcours de vie de ces femmes et de ces hommes qui ont traversé tant de choses. Gardiens d’une mémoire, ce sont des gens qui ont une sagesse à transmettre. Leur expérience de vie et leur témoignage ne peuvent que nous enrichir. Ecoutons-les ! » Après deux mois de travail dans ce service, il se dit profondément touché par ce qui émane de nos aînés : « leur humilité, leur résilience. »  Il insiste sur le privilège qu’il y a à visiter des personnes âgées. « C’est à la fois simple et complexe ». Il rappelle que l’Eglise a un devoir envers cette frange de la population. Des gens qui, très souvent, se sont d’ailleurs pleinement engagés en sa faveur. Et, la joie dans les yeux, il salue le travail immense des bénévoles. « Il y a une grande richesse de dons et un vif désir de solidarité dans nos communautés ». Il y a tant de perspectives d’avenir, que ce soit au sein de la pastorale des aînés ou dans les autres services : « consolider des bases, créer des fraternités de bénévoles, se mettre à l’écoute de celles et ceux qui souhaiteraient s’engager, d’une manière ou d’une autre ». Il y a tant de réseaux à développer, de synergies à encourager, de rencontres à vivifier. En conclusion : il y a tant d’amour intergénérationnel à faire fructifier !

Propos recueillis par Christiane Elmer