Dieu veut que l'on marche droit
Le sacrement de la réconciliation nous fait prendre davantage conscience que Dieu dit « oui » sans réserve à chaque être humain. Forts de cette expérience, les hommes et les femmes peuvent porter un regard impartial et sincère sur leur vie personnelle :
- Qu'est-ce qui a bien fonctionné ?
- Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ?
- En quoi ai-je manqué à mes obligations – envers moi-même ou envers les autres ?
- En quoi suis-je comme prisonnier d’un comportement toujours identique ?
- Comment réponds-je à la confiance que Dieu me témoigne ?
Les croyants assument leur situation.
Il y a des choses que je ne peux pas me dire à moi-même, par exemple que je suis aimé. Je ne peux que me le faire dire. Je n'en ai pas le pouvoir. Ne pas être cloué sur mes fautes et mes erreurs, briser le cercle vicieux de mes échecs incessants, pouvoir aller de l'avant autrement : voilà ce que les croyants se font promettre par Dieu dans le sacrement de la réconciliation. C’est pourquoi ils peuvent être libérés de leur culpabilité, continuer à avancer la tête haute dans la vie quotidienne et agir différemment à l’avenir. Dans le sacrement de la réconciliation, les gens renouvellent et approfondissent leur relation de confiance avec le Divin.
Dans le diocèse de Bâle, le sacrement de la réconciliation est célébré sous différentes formes.
- Il existe la forme classique de la confession, dans le confessionnal d'une église. Pour certaines personnes, ce cadre offre un sentiment de sécurité qui leur permet de s'ouvrir.
- Mais on opte plus souvent pour l’entretien de réconciliation. Dans une atmosphère propice au dialogue, il est parfois plus facile d’exprimer ce qui pèse sur le cœur.
- Dans les paroisses et les espaces pastoraux du diocèse de Bâle, des messes communautaires de pénitence et de réconciliation sont célébrées régulièrement, souvent avant les grandes fêtes chrétiennes.
C'est notamment lors de ces célébrations que les fidèles perçoivent l'Église comme une communauté qui ose reconnaître et confesser le péché et la culpabilité, comme un lieu où l'on a le pouvoir d'absoudre les péchés par le sacrement, et comme un lieu social de conversion.
Dans le diocèse de Bâle, les enfants âgés d’environ neuf ou dix ans sont généralement préparés à recevoir le sacrement de la réconciliation. Des parcours de réconciliation spécialement conçus permettent aux enfants et à leurs accompagnateurs de vivre une expérience qui les touche profondément. Certaines paroisses et certains espaces pastoraux proposent également ces parcours de réconciliation aux adultes.